Le mois d’août promet de beaux livres. Il y a plusieurs auteurs que j’affectionne qui publient de nouveaux romans. Il est fort ptobable que certain soit dévoré dès leur sortie…

Celui que j’attend le plus est le nouveau roman de Kamel Daoud :

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Orphelin de mère, mis à l’écart par son père, il a grandi dans la compagnie des livres qui lui ont offert une nouvelle langue. Depuis toujours, il est convaincu d’avoir un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui qu’il enferme dans les phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Telle une Shéhérazade sauvant ses semblables, il expérimente nuit après nuit la folle puissance de l’imaginaire. Ce soir, c’est auprès de son père moribond qu’il est appelé par un demi-frère honni…

Fable, parabole, confession, le deuxième roman de Kamel Daoud rend hommage à la nécessité de la fiction et à l’insolente liberté d’une langue choisie.

(Source : Actes Sud)

 

Il y a aussi le nouveau roman de Sori Chalandon, un auteur dont les textes me bouleversent à chaque fois :

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Suite au décès de son frère Joseph, mineur, à cause d’un coup de grisou survenu à la fosse Saint-Amé à Liévin le 27 décembre 1974, Michel Flavent quitte le nord de la France pour Paris dans l’attente du moment propice pour venger cette mort. Quarante ans après la catastrophe, veuf et sans attache, il rentre au pays pour punir le dernier survivant, un vieux contremaître, et enfin tourner la page.

 

Le nouveau roman de Marc Dugain me fait de l’oeil aussi. Je suis d’ailleurs en train de lire un de ses livres dont le titre me plaisait beaucoup : l’insomnie des étoiles.

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A Vancouver, en Colombie-Britannique, un professeur d’histoire fait sa thèse sur l’assassinat de Robert Kennedy. Il est persuadé que la mort brutale de ses deux parents successivement en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat du jeune politicien américain en juin 1968. Son enquête l’amène à découvrir les liens tissés par son père et les services secrets britanniques durant la Résistance.

 

Parce que j’avais beaucoup aimé Bilquiss, j’ai envie de lire le dernier roman de Saphia Azzedine :

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Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre ; elle a un destin, mais ne sait pas encore lequel. Pas celui de caissière à La Miche Dorée. Pas non plus celui de ses rares copines, certaines connues en prison, d’autres camarades de galère et d’errance. Serait-ce celui de nounou des enfants impeccables de la Sublime ? Ou celui de retrouver sa mère coûte que coûte ? Son destin, elle va le chercher avec les moyens dont elle dispose : le culot, la parole qui frappe, l’humour cinglant, l’insoumission à son milieu, la révolte contre toutes les conventions. C’est une héroïne de notre temps.

(Source : Stock)

 

Il y a aussi les nouveaux romans de Jean-Luc Seigle et de Léonord de Recondor, deux auteurs que j’aime suivre :

 

Et enfin deux romans me tentent simplement pour leurs titres et leurs résumés :

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« Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches ! »

La Tour Magister s’élève sur trente-huit étages au cœur de la Défense et s’enfonce dans sept sous-sols où survit une population de misérables, de junkies, de déclassés.

Ecrit dans une langue nerveuse, inventive, La tour abolie – « ma Divine Comédie sociale » confesse Mordillat – est un livre sur l’effondrement de notre monde et de sa destruction.

Destruction des corps par la misère, la pauvreté, l’abandon. Destruction des relations familiales et sociales. Destruction des idées. Destruction des sentiments. Les personnages de ce livre, pas moins d’une cinquantaine, n’ont qu’une seule obsession : manger. Du sommet au septième sous-sol, c’est la faim qui les gouverne : faim de pouvoir, faim de richesse, faim de nourriture.

(Source : Albin Michel)

 

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« Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Ou perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide. Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière. Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme ? Et vous ne pourrez pas y répondre. »

Jean-Michel Guenassia nous fait partager l’histoire improbable, drôle et tendre de Paul, un héros peu ordinaire. Paul, malgré ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Il a deux mères et n’a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d’un autre célèbre androgyne : David Bowie.

De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles a le charme qui émane de son titre. Avec ses personnages joliment déglingués, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia nous offre un morceau de vie à partager, le plaisir de vibrer à l’unisson d’autres voix, cassées et touchantes, une parenthèse enchantée à la fois dans et en dehors de la réalité.

(Source : Albin Michel)

 

De belle lectures à venir ! Et vous des titres de la rentrée littéraire d’août qui vous font de l’oeil ?

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